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05 décembre 2014

Jouer du violon avec d'autres instruments

Je fais depuis quelques mois partie d'un ensemble instrumental avec flûtes traversières, clarinettes, contrebasse et guitares et attendais d'avoir un peu de recul pour rédiger un article sur ce que m'apporte la pratique au sein de ce groupe.

 

1. Jouer avec d'autres instruments, qu'est-ce que ça apporte à notre pratique du violon ?

Quand j'ai commencé à jouer juste, j'ai rapidement souhaité partager la musique en faisant des duos, avec d'autres violons quand c'était possible et d'autres instruments comme la guitare et le piano. Cela m'a apporté beaucoup de motivation, l'envie d'entendre les harmonies des duos était particulièrement grisante.

Ensuite, j'ai participé à un stage trad violon/diato et découvert un nouvel univers. Une rencontre avec une des stagiaires a débouché sur des rendez-vous musicaux réguliers qui m'ont énormément apporté d'un point de vue musical : ouverture d'esprit et découverte d'autres styles (trad de tous pays) et cela m'a permis de faire beaucoup de progrès sur le rythme car le tirer/pousser du diato est particulièrement efficace pour faire entendre immédiatement les nuances rythmiques des musiques à danser. D'ailleurs depuis quand j'ai un nouveau morceau trad à travailler et que je peine à trouver les bons coups d'archet, j'écoute ce que font les diato sur ce morceau et ça m'éclaire aussitôt.

 

 

Maintenant, avec l'ensemble instrumental, c'est encore une autre dimension. Contrebasse et guitares nous guident pour le tempo et le souffle des instruments à vent donne des indications de nuances. Surtout, l'ensemble est encore plus riche en harmonies et doté d'une palette de sonorités diverses et c'est ce qui représente pour moi son principal point d'attrait, d'autant plus que le chef d'orchestre est doté d'un très bon sens de l'arrangement :). Seul violon du groupe, j'ai la part belle avec le plus souvent la partie soliste des morceaux qui correspond, pour ceux qui chantent en chorale, la plupart du temps au registre soprano, mais il m'arrive aussi de faire des accompagnements.

Il s'agit donc pour moi d'un réel plaisir musical qui me permet en prime de continuer les progrès, idéal pour entretenir la motivation !

 

 

2. Quelques clés pour se préparer à jouer en groupe ou ensemble instrumental

La règle d'or pour jouer en ensemble est de savoir écouter les autres et de s'adapter à ce que l'on entend. Pour ce faire, il faut à la fois rester concentré sur sa partie et sur ce que produisent les autres musiciens, on ne joue pas en solo, même quand on est seul à jouer sa partie, on joue au sein d'un ensemble qui doit être cohérent.

Pour m'y entraîner, j'ai toujours travaillé mes morceaux avec accompagnement audio, pour la simple et bonne raison que mon objectif était à terme de jouer avec d'autres musiciens. Voilà pourquoi il est important de déterminer ses objectifs quand on apprend  le violon et c'est aussi ce qui explique qu'on peut apprendre de différentes manières d'une personne à l'autre, non seulement en fonction de ses capacités, mais aussi de ses objectifs et qu'il me semble si ridicule de chercher à comparer l'avancement de tel ou tel. Si vous n'avez jamais joué avec accompagnement et que votre objectif est de jouer avec d'autres musiciens, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour commencer :).

 

Ce qu'un entraînement avec accompagnement audio permet d'apprendre :

- d'abord à écouter attentivement, on fait autant de tours que nécessaire pour s'imprégner de la version jouée, le tempo, le rythme, les "accidents" éventuels, on peut même danser, ça permet encore mieux de se mettre dans le bain et de capter les temps forts

- ensuite, à écouter tout en jouant, le but n'étant évidemment pas de jouer à côté, mais avec, donc de commencer au bon moment, de dérouler le morceau au bon tempo et au bon rythme en s'aidant des instruments qui ont l'avantage de ne pas faire d'erreur, même s'ils repassent en boucle 20 fois de suite (les veinards ! lol)

- à apprendre à se repérer sur la partition en cas d'erreur pour pouvoir passer "inaperçu" en reprenant le plus tôt possible et au bon moment. En effet, quand on joue solo, on a tendance à revenir en arrière quand on fait une faute, c'est bien car c'est comme ça qu'on avance, mais quand on joue en groupe, c'est impossible. Il faut donc apprendre à se défaire de ce réflexe qu'on a fini par acquérir à force de répétitions, en clair, quand on joue avec accompagnement audio, on ne remet pas le CD au début dès qu'on se trompe, on apprend plutôt à rejoindre les autres en douceur sans attendre la reprise de fin de page...

 

- à éviter les erreurs de rythmes plus facilement qu'avec un métronome où l'on calcule, ici, on écoute et on se rend compte illico de ce que le morceau doit rendre

- à s'adapter : si le métronome a un tempo fixe, l'accompagnement et la réalité pas forcément, le chef d'orchestre demande souvent ralentis ou accélérations selon l'arrangement qu'il imagine et cela peut varier d'une reprise à l'autre. Si vous suivez le tempo 80 que vous avez en tête du début à la fin, vous serez en total décalage avec le reste du groupe.

 

Concernant l'adaptation et le repérage sur la partition, ce sont des points qu'on retrouve quand on joue solo en public et qu'on demande sa participation : imaginez des couples sur la piste de danse ou des personnes en train de chanter, vous vous trompez sur une note, vous n'allez pas revenir au début ! Vous allez reprendre dans le rythme pour les perturber le moins possible. Hé bien, pour y arriver, il faut s'entraîner.

Pitié ! Si vous reprenez au début, elle risque le tour de rein ! 

 

Où trouver des accompagnements audio pour s'entraîner ?

Certaines méthodes en proposent, des études aussi, les recueils playalong bien sûr, créés tout spécialement pour ça, des CD, des fichiers audio qu'on trouve gratuitement sur internet de même que les vidéos sur Youtube qu'on peut télécharger en convertissant automatiquement en mp3 par l'intermédiaire du site www.fluvore.com (par exemple), etc.

 

L'exercice du parcours d'obstacles (décrit dans cet article) est aussi un bon préliminaire pour apprendre à s'adapter aux imprévus. Petite anecdote lors d'une répétition le mois dernier, la flûte est venue caresser ma volute et en voulant se décaler, s'est pris le pied dans mon pupitre qui est tombé, ma partition a fini sous les pieds d'une clarinette ! On ne s'est pas arrêté de jouer pour autant. Ah quand je vous dis que ça demande un petit peu d'entraînement ! MDR

 

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11 août 2014

comment trouver un prof de violon ?

Bientôt la rentrée et avec elle, souvent de bonnes résolutions : allez c'est décidé, cette année, je commence le violon ! (au hasard, puisque vous êtes là... lol)

 Pour apprendre le violon, plusieurs solutions, apprendre en autodidacte et/ou avec quelqu'un, qui peut être un professeur, un professionnel ou un amateur plus avancé que nous en la matière.

 

Voici quelques pistes (que j'ai testées) pour trouver un prof :

 

 1. Les conservatoires 

Référence de base à laquelle on pense dès qu'il s'agit d'apprendre la musique avec diplômes à la clé (cycles, DEM, etc)

Comment sont recrutés les profs : sur diplôme (DEM) attestant d'un niveau musical confirmé.

Le coût est calculé en fonction des ressources et du nombre de personnes inscrites au sein de la même famille.

Il y a la possibilité très intéressante selon les départements de s'inscrire en tant qu'adulte amateur et de bénéficier pour une somme modique d'un forfait de quelques cours de soutien et de pouvoir participer aux pratiques collectives telles qu'un ensemble instrumental, vocal, jazz, fanfare, orchestre de chambre, traditionnel, etc, etc.

Exemple : cette option est accessible dans le département du Tarn pour 58 euros l'année.

 

Problèmes rencontrés :

- trop d'inscrits => liste d'attente, les enfants sont prioritaires, pas de place pour les adultes

Une astuce (testée et approuvée !) : le conservatoire est souvent géré au niveau départemental. S'il n'y a pas de place dans une ville, il y en a peut-être dans une antenne moins demandée du département. Parfois, c'est gérable côté déplacement et profitable à tous, tant pour l'apprenti qui peut s'inscrire (avec le même prof qu'en ville d'ailleurs dans certains cas) que pour l'antenne qui cherche parfois des élèves pour ne pas fermer, une piste intéressante à ne pas négliger donc.

- impossible d'accéder au conservatoire parce que la commune de résidence n'a pas signé la convention (pas de paiement de subvention = pas d'inscription possible, les joies de l'administration). Là, je n'ai pas de solution à proposer si ce n'est tenter de négocier en local.

 

2. Les écoles de musique

Comment sont recrutés les profs ? D'après qualifications (diplômes), mais pas toujours.

Le coût est variable du simple au quadruple, ne pas hésiter à comparer.

Fonctionnement privé ou associatif, le nombre de cours est fixé en début d'année par planning. Suivant les places disponibles, on peut s'inscrire en cours d'année. Il y a souvent un orchestre de l'école et suivant le nombre et le niveau des élèves, plusieurs groupes ou orchestres possibles.

 

3. Les profs privés

Comment sont recrutés les profs ? Ils se recrutent eux-mêmes :). Ce sont donc eux qui s'estiment d'un niveau suffisant pour donner des cours et ouvrent parfois leur propre école de musique qui peut donc n'employer qu'un seul professeur, eux-mêmes.

Le coût : ils le fixent comme ils veulent, très variable donc et d'autant plus variable selon les cas qu'on règlera en chèques ou en espèces...

On les trouve sur les pages jaunes, internet où ils peuvent avoir un blog, un site (voire plusieurs), un forum, des cartes de visites, vidéos, etc. Attention, la multiplication des sources d'information ne fait pas toujours la qualité de la prestation.

 

4. Les musiciens professionnels

Ils ont parfois, contrairement aux idées reçues, la capacité et l'envie de former ou tout au moins conseiller efficacement des adultes dans l'apprentissage et la pratique de leur instrument. Ils peuvent le faire de manière ponctuelle ou régulière, en individuel ou lors de stages collectifs organisés qui sont en général des moments de vécu et de partage inoubliables.

Exemple : un stage d'une journée avec un professionnel et le soir, participation du groupe au bal ou au concert, sur les morceaux appris dans la journée. Coût de la journée testée : 50 euros avec repas tiré du sac.

Un conseil pour accéder aux pros quand rien n'est organisé : être motivé, très motivé et ne pas oser à demander, on a parfois de (très) belles surprises car oui, chez les pros aussi, il y a des passionnés heureux de transmettre ce qu'ils ont appris.

 

5. Les amateurs

Certains adultes ne sont pas pro, ni profs mais ont à coeur de transmettre leur passion et y réussissent en général assez bien, ils sont passés par tous les affres des débutants il y a peu et s'en souviennent... Ce sont des moments en général fort agréables que de partager des moments en musique avec ces "bénévoles au service du violon", car ils le font avec dévouement, envie, donc patience, et gratuitement en prime :). 

Un autre de leurs points forts : ils ont parfois galéré pour trouver des sources d'apprentissage et partagent volontiers leurs bons plans.

 

Quand on en a la possibilité, deux ou trois chemins valent toujours mieux qu'un seul, en clair, plus on a de sources d'apprentissage et mieux c'est.

 

De manière générale, quand on recherche un prof, je conseillerais de ne pas se presser, de prendre le temps d'observer, aux spectacles de fin d'année, lors de concerts, de rencontres et en cas de cours privé, demander à voir le prof jouer des morceaux d'un style qu'on apprécie. En effet, pour moi, il semble maintenant évident que la base avant de choisir un prof est de l'observer jouer avant de s'engager et d'estimer si on a envie de jouer comme lui ou pas. C'est un conseil tout bête qui semble évident et je le donne pourtant parce que j'ai remarqué qu'un beau discours et de belles promesses arrivent souvent à nous détourner des évidences...

 

image-plantu.jpg

 (j'adore cette caricature !)

J'invite aussi à se sortir de la tête que le prof a toujours raison car nous nous plaçons alors  par défaut en position d'infériorité, il a le savoir, nous non. Mais quel savoir a-t-il au juste ? Là est justement la question, alors avant de nous engager, de signer, de payer dans l'ignorance, demandons à voir, à entendre et... autorisons-nous à ressentir, sans justification !!!

La première impression n'est pas bonne ? Ne nous forçons pas, surtout pas, on le regrettera sans aucun doute plus tard. En clair, faisons-nous confiance, à nous.

Quand bien même le message publicitaire est toujours (évidemment) pavé de bonnes intentions, qu'il s'agisse de lauriers pédagogiques auto-octroyés ou autres références toutes plus invérifiables les unes que les autres (surtout quand il n'y a pas de recrutement sur diplôme attestant d'un niveau de pratique musicale minimale), il est difficile d'avancer à long terme quand les mots et les actes sont contradictoires : on tombe alors dans le fameux discours "fais ce que je dis, pas ce que je fais" ou encore "je sais ce qui est bon pour toi, même si je suis incapable de le faire, moi". Incroyable, non ? Et pourtant, nous sommes plus d'un à nous faire avoir chaque année...

 

Enfin, un dernier petit conseil pour la route :)

On peut être persuadé qu'on est tombé sur le bon et s'apercevoir au fil du temps que quelque chose cloche. Une seule chose est sûre : rien ne nous lie à lui hormis l'engagement de paiement qu'on a éventuellement signé.

Là encore, un détail d'importance : on peut avoir payé d'avance, rien ne nous oblige à suivre les cours jusqu'au bout si ça ne nous convient pas, ce serait se faire violence deux fois : la première fois en perdant de l'argent, mais ça, on ne reviendra pas dessus quoi qu'il arrive, c'est perdu et la seconde en nous imposant des cours qui ne nous conviennent pas/plus mais ça par contre, ça ne dépend que de nous :).

  

La recherche de sources d'apprentissage (prof, pro, méthode, etc, etc) n'est pas toujours de tout repos mais il ne faut pas désespérer, quand on a vraiment envie de bien apprendre, on finit toujours par trouver chaussure à son pied :) !

 

 

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30 janvier 2014

Programmes progressifs de méthodes, études et morceaux pour apprendre le violon

S'il n'existe pas un programme parfait valable pour tous les apprentis violonistes, il existe tout de même des lignes de progression pouvant être considérées comme autant de conseils en matière d'apprentissage du violon dit "classique".

Elles peuvent varier d'un professeur à l'autre, d'une école, d'un conservatoire à l'autre, mais de manière générale, on retrouve toujours une ligne cohérente qui permet, quand on est autodidacte, non seulement d'avoir une idée de progression moyenne au sein des écoles et de situer son niveau approximatif (très utile quand on veut participer à des stages où un niveau minimal est requis), mais aussi de trouver dans ces programmes des listes de méthodes, d'études et de morceaux à travailler, listés par niveau de manière progressive.

 

Voici quelques liens de programmes progressifs :

Violinmasterclass : méthodes et études

Violinmasterclass : violon accompagnement piano

violinmasterclass : violon solos

 

Violinperformers : répertoire par niveau

 

Programme pédagogique du conservatoire de La Garenne-Colombes

 

Plan d'études violon Accademia d'Archi

 

Programme officiel conservatoire de la ville de Luxembourg

 

Plan d'études du violon et de l'alto de la fédération des Ecoles Genevoises de Musique

 

 

Très étoffé, cet ouvrage de 1900 est disponible gratuitement en ligne :

 

guide du violoniste.jpg

Le guide du violoniste : oeuvres choisies pour violon ainsi que pour alto et musique de chambre, classées d'après leur degré de difficulté

 

et plus récent, édité en 2002, ce catalogue tout aussi étoffé:

10 ans avec le violon.jpg

10 ans avec le violon

Présentation de l'ouvrage :

10 ans avec le violon est une liste d'oeuvres susceptibles d'être abordées durant les dix premières années d'étude du violon. Il est divisé en sept étapes. Les auteurs ont choisi de faire précéder les cycles du conservatoire d'une première étape appelée "initiation". Les dix années qui suivent ont été ainsi réparties : 1ère-2ème, 3ème-4ème : premier cycle - 5ème-6ème, 7ème-8ème : deuxième cycle - 9ème et 10ème : troisième cycle.

Dans chaque étape, on pourra trouver six rubriques :

- exercices et méthodes

- études (ici figurent les traits d'orchestre)

- violon seul (avec en sous-rubriques : musique ancienne, époque classique et romantique, XXe siècle, recueils)

- Oeuvres avec piano (avec en sous-rubriques : musique ancienne, époque classique et romantique, XXe siècle, recueils)

- Oeuvres avec orchestre (ici figurent les concertos et des oeuvres diverses)

- duos de violons et musique d'ensemble.

Une bibliographie, la liste des éditeurs et l'index des compositeurs cités complètent ce catalogue. Jacques Ghestem est professeur honoraire du CNR de Boulogne-Billancourt, du CNSM de Lyon et du CNSMD de Paris ; Anne Mercier est professeur au CNR de Dijon ; Akiko Nanashima-Gauthier est professeur à l'ENM d'Aulnay-sous-Bois.

 

 

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05 janvier 2014

Apprendre à jouer juste avec le violon

Si jouer d'emblée un DO juste est chose facile sur un piano, en revanche sur le violon, ça demande un peu de temps. C'est, entres autres raisons, ce qui donne à cet instrument la réputation d'être très difficile à apprendre : hormis les cordes à vide SOL-RE-LA et MI, tout se complique dès qu'on commence à poser le premier doigt et il va falloir jongler avec les 4 doigts de la main gauche (le pouce ne compte pas) sur les 4 cordes, à différents endroits sur la touche (les positions) et le tout sans frettes.

On l'a compris, apprendre à jouer du violon, c'est entres autres apprendre à jouer juste !

 

Pour ce faire, plusieurs écoles, j'ai testé ces trois là :

 

1. Apprendre à jouer avec un accordeur + déchiffrage solfège en travaillant l'indépendance des doigts de la main gauche

On accorde son violon corde par corde avec l'accordeur et on mémorise au fur et à mesure de la méthode le bon emplacement des doigts en s'attachant à "allumer la lumière verte" (plutôt que rouge, lol !)

Les doigts travaillent indépendamment les uns des autres, c'est-à-dire en étant soulevés au fur et à mesure et ne restent pas posés sur la touche, contrairement à beaucoup d'autres méthodes. Ce ne sont pas les écarts qui sont mémorisés mais directement l'emplacement de chaque doigt.

On est ici dans un mode d'apprentissage visuel et kinesthésique (toucher) :

note sur partition + accordeur <=> position de doigt

qui reste somme toute traditionnellement classique par son aspect déchiffrage du solfège et doigt lié.

C'est ce que propose la méthode Lesseur (dont je parlerai prochainement dans la rubrique méthodes).

accordeur-electronique-korg.jpg 

Mon avis :

On apprend à jouer juste rapidement si on joue le jeu et si on s'applique donc bien à suivre l'accordeur. 

L'indépendance des doigts est très bien pour le travail de la souplesse de la main gauche et entraîne moins de crispations.

Le fait de savoir déchiffrer le solfège permet d'avoir un répertoire illimité, si ce n'est par sa difficulté technique et de jouer avec d'autres musiciens.

Le point négatif je trouve, c'est qu'on n'apprend pas assez tôt à faire pleinement confiance à son oreille, on a tendance à se sentir dépendant de la partition mais aussi de la petite lumière verte et ce, dès le départ pour l'accordage. Mais en orchestre, pas d'accordeur sur le pupitre !

 

 

partition.jpg

 

 

2. Apprendre à jouer juste en mode traditionnel

Dans le monde trad, la musique se transmet d'une personne à l'autre, sans intermédiaire papier (partition, méthode, solfège, ...). On se focalise donc pour la justesse principalement sur ce qu'on entend, l'oreille musicale est entraînée dès le départ à la reconnaissance des notes.

On est dans un mode d'apprentissage auditif et kinesthésique : 

son <=> doigt.

 

violoneux.jpg

Mon avis

Il est important d'avoir un "modèle de jeu" qui joue juste ! :) A partir de ce moment, on peut se concentrer pleinement sur la justesse en mémorisant les sons justes, la rectification de position du doigt se fera automatiquement en fonction du son entendu, on est autonome.

L'avantage est à mon avis dans l'appropriation rapide de l'instrument, on se sent libre avec son violon, il est facile de retrouver les mélodies quand bien même on ne les a jamais jouées, à partir du moment où on les a en tête. C'est une grande source de satisfaction et un moyen de partage inépuisable.

Apprendre à jouer d'oreille est un entraînement qui demande beaucoup de concentration et peut fatiguer beaucoup au départ quand on n'en a pas l'habitude, mais les résultats se font rapidement sentir. 

L'inconvénient est pour moi que si on ne déchiffre pas le solfège, on est "condamné" à ne jouer que des morceaux connus ou à les apprendre à partir d'audio uniquement. Idem pour se les remémorer, ça me semble limitatif.

Je me pose aussi la question du jeu d'un long morceau uniquement d'oreille avec de nombreuses variations où tout dépend alors de la capacité de mémorisation de chacun.

 

 

3. Apprendre à jouer juste en mixant déchiffrage solfège et entraînement audio renforcé

Quand je dis "renforcé", cela signifie qu'il ne s'agit pas de jouer uniquement avec accompagnement en lisant une partition, mais bien d'un entraînement spécifique de l'oreille musicale.

Il s'agit d'une méthode d'apprentissage qui s'attache à stimuler conjointement vue, ouïe et toucher.

son <=> doigt <=> partition

C'est un apprentissage qu'on peut construire soi-même avec une méthode traditionnelle et en faisant l'effort d'apprendre certains morceaux en cherchant les notes d'oreille, sans aucune partition, en s'exerçant aussi ensuite à les transposer d'une gamme à l'autre en décalant la première note d'un ton ou d'un demi-ton si on veut corser.

La méthode "Je joue du violon" a en partie cette approche dans certains exercices qu'elle propose, j'en parlerai prochainement dans la rubrique méthodes.

podium.jpg

Mon avis :

Nous disposons de 5 sens et nos capacités mémorielles sont d'autant plus efficaces qu'elles sont stimulées en simultané par l'intermédiaire de plusieurs de ces sens. Comme il est difficile à mon avis de faire intervenir l'odorat et le goût dans l'apprentissage du violon (quand bien même l'odorat peut être source de plaisir quand on prend son instrument :)), l'idéal pour optimiser son apprentissage me semble être de conjuguer les 3 autres sens.

Cette méthode a l'avantage de réunir les points positifs des deux autres types d'apprentissage de la justesse cités précédemment, tout en ne cumulant pas leurs inconvénients, les avantages de l'une correspondant souvent aux inconvénients de l'autre.

 

C'est pour moi un apprentissage solide qui permet de développer rapidement une autonomie musicale en confiance avec son violon et permet en prime de partager avec toutes sortes de musiciens. C'est aussi une belle ouverture d'esprit à différentes cultures et styles musicaux.

 

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08 décembre 2013

Un journal pour suivre son apprentissage violon au plus près

Pour organiser et suivre mon apprentissage du violon dans les meilleures conditions, je n'ai pas trouvé mieux que ce journal d'apprenti que j'ai façonné selon mes besoins et que je vous offre avec plaisir :

 

mon cahier de cours violon.jpg

 

Voici les fichiers à télécharger :

la couverture : mon cahier de cours violon.jpg

page quotidienne : mon cahier de cours feuille quotidienne.odt

page de bilan mensuel : bilan du mois.odt

page avis du pro(f) : avis pro.odt

 

Mise en page

J'ai imprimé la couverture, 90 pages quotidiennes (en recto/verso), 3 bilans, 2 pages d'avis pro(f) et ainsi relié l'équivalent d'un trimestre avec l'alternance 30 pages quotidiennes, un bilan, 30 pages quotidiennes, etc.

J'ai mis les avis pro(f) à la fin. Etant donné que je n'ai pas de prof pour le moment, il m'arrive de les remplir quand je reçois l'avis de mon ancienne prof sur les vidéos qu'elle me demande, mais aussi lorsque je récolte l'avis d'un musicien pro après qu'il m'ait vue jouer, ce sont des indications intéressantes. Pour ceux qui ont un prof, il est possible d'imprimer plus de pages que moi et de les intercaler entre les pages quotidiennes pour organiser sa progression.

Bref, ce cahier est adaptable suivant les besoins de chacun.

 

A quoi ça sert ?

Ce cahier me permet de noter d'une séance à l'autre les progrès faits, mais surtout les petits (ou gros) points qui posent problème au fur et à mesure que je les rencontre, ce qui me permet d'organiser les séances suivantes en axant sur ces points particuliers.

Il me permet aussi de juger de l'état de ma motivation.

 

Les avantages

- son premier gros point positif est qu'il m'évite de partir dans tous les sens de manière irrationnelle, le but est d'optimiser mon temps passé en séance violon. Du plaisir, oui, mais en s'organisant de manière logique pour progresser.

- deuxième point positif, il me permet de répartir équitablement mes séances entre exercices/études et morceaux travaillés.

- troisième point positif, les bilans une fois par mois me permettent de faire le point sur le travail fait et de déterminer mes objectifs pour le mois à venir.

- enfin, il a un autre avantage que j'ai découvert tout récemment : la relecture des semaines et des mois précédents permet de mettre le doigt sur beaucoup de choses, techniquement parlant, mais aussi concernant la "santé" de la motivation, ce bien précieux dont il faut prendre le plus grand soin.

Par exemple dernièrement, relire mon journal d'apprentissage m'a permis de m'apercevoir que certains conseils reçus m'ont fait me perdre en me faisant partir dans tous les sens, que ma motivation a été littéralement plombée par des remarques non constructives, mais aussi qu'être organisée et suivre la progression de nouvelles méthodes m'ont redonné des ailes et permis de retrouver l'élan et la motivation que j'avais durant mes premiers mois d'apprentissage.

Relire son parcours permet de prendre du recul, quand on a la tête dans le guidon, il y a beaucoup de choses qu'on ne voit pas, on s'en aperçoit après et d'autant plus facilement qu'on en a gardé la trace.

 

Les inconvénients

Remplir le cahier à chaque séance demande un tout petit peu de temps. En fait, pour moi, c'est un plaisir de noter, car c'est aussi grâce à ça que je constate que j'avance chaque jour en remarquant tous ces morceaux et exercices sur lesquels je pestais quelques semaines auparavant et qui sont maintenant "validés", en clair, mon petit cahier entretient lui aussi la motivation, à sa manière.

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