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12 mai 2016

Un article pour redonner l'espoir : retrouver l'état d'esprit du débutant

Ces derniers temps, j'ai retrouvé le même état d'esprit que j'avais quand j'ai commencé le violon.

Quand je dis que j'ai retrouvé le même état d'esprit, c'est que j'ai retrouvé la curiosité de la découverte, cette étincelle d'envie d'apprendre qui a été bien malmenée au gré des vents et tempêtes que j'ai pu traverser les premières années.

C'est un plaisir indescriptible parce que je pensais ne jamais retrouver cette insouciance que j'avais en débutant. Je me suis demandée si j'allais en parler sur ce blog, si ça pouvait servir d'en parler car je ne suis pas ici pour faire des confidences ;). Et je crois que oui, ça peut servir, alors me voilà pour écrire la suite...

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En tant qu'adulte ayant commencé le violon à plus de quarante ans en autodidacte, au départ, j'étais motivée, mais raisonnablement, c'était surtout une envie de découverte, de voir ce que je pouvais faire, jusqu'où je pourrais aller, un loisir comme un autre, un moyen de passer du bon temps.

Et puis je me suis retrouvée embarquée dans une aventure passion qui m'a vite "bouffée". J'avais envie de savoir tout jouer, une vraie boulimique de morceaux, comme si je cherchais à rattraper le temps perdu. J'allais jusqu'à passer 3 heures chaque jour sur mon violon, inutile de dire que mon temps de loisirs se résumait à ça et uniquement ça, quelque chose d'assez déraisonnable, en fait, car ce n'était pas que du bon temps pour le coup ! J'ai voulu tout jouer mais aussi tout faire, prendre des cours alors que j'étais autodidacte, jouer pour un public, jouer avec d'autres musiciens, amateurs comme professionnels, violonistes et autres instrumentistes, jouer en orchestre, faire danser des gens, jouer en famille, entre amis.

Et je l'ai fait.

J'ai tout fait et coché mes objectifs un par un. Avec chaque fois un répertoire différent. Je ne saurais dire combien de morceaux différents j'ai joués, aucune idée, mais il y en a une quantité phénoménale. 

J'ai dépassé nombre de mes peurs en allant chaque fois un peu plus loin.

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Côté apprentissage technique, c'était aussi tout feu tout flamme, après avoir commencé avec une méthode dont j'ai avalé les 3 volumes en un an avant de me retrouver le bec dans l'eau parce qu'il n'y avait pas de suite, j'en ai éprouvé une, deux, trois, quatre, non, cinq autres pour continuer, parfois simultanément. Pas mal parce que ça m'a permis de comparer, de relativiser les avantages des unes et inconvénients des autres et de rédiger quelques articles ici :).

Puis je suis passée en mode "feeling" ou apprentissage plus naturel du violon, on va dire, je me suis basée sur mon ressenti et mon oreille. J'ai donné dans le trad et l'irlandais. Ca m'a fait vivre pas mal de moments intenses et des découvertes fabuleuses. Aujourd'hui, quand je joue en famille ou avec des amis, je le fais systématiquement sans partition, tout est fait d'oreille. Pour moi, c'est du vrai partage parce qu'on se regarde quand on joue, on s'apprend des morceaux mutuellement, on s'amuse, c'est extra et c'est comme ça que je le conçois.

Pour continuer à progresser, je me suis lancée maints et maints défis successifs dont je ne vais pas dresser la liste ici, juste pour dire que j'avais besoin de ça pour me motiver parce que j'avais déjà atteint mon but principal : partager la musique et que pour ça, je n'avais pas besoin d'apprendre plus. Finalement, j'ai relevé certains défis complètement, d'autres seulement à moitié, mais ils ont tenu leurs promesses respectives, ils ont contribué à me faire garder le violon à portée de main, plus ou moins régulièrement.

Je ne sais pas si tous les adultes autodidactes se sont retrouvés à un moment ou un autre dans la même situation que moi, mais je sais qu'il y en a, c'est pour eux que j'écris aujourd'hui :).

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Après avoir vécu cette sorte de passion dévorante (et pas que dans le sens positif du terme), le violon est devenu au fil des ans et d'une vie personnelle qui me demandait beaucoup d'attention un loisir auquel je ne consacrais pas plus de temps qu'un autre, voire même moins. Pour autant, je ne l'ai pas laissé tomber, non, je ne le voulais pas, j'ai juste pris de la distance. Je n'apprenais plus, je me contentais juste de maintenir un minimum d'acquis pour pouvoir continuer à partager de temps en temps.

 

Et j'ai bien fait.

 

Car aujourd'hui, il se passe quelque chose de tout à fait spécial. Une sensation que je n'avais pas connue depuis longtemps, depuis cinq ans environ pour tout dire. J'ai redécouvert l'envie et le plaisir d'apprendre le violon, seule, dans mon coin, sans personne pour me guider, m'écouter, me conseiller, me booster, ni aucune envie d'être accompagnée ou de partager ça.

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J'ai commencé par jouer les derniers morceaux de la dernière méthode classique que j'ai travaillée il y a 2 ans et demi (Suzuki volume 3) et là, surprise, non seulement je n'ai rien oublié, mais j'ai même la sensation d'avoir progressé. Curieux. Alors que je pensais devoir réviser et repartir en arrière, mon petit doigt (mais pas le 4ème, lol) me dit plutôt de continuer à avancer. Et je ressens une sorte de sérénité, de confiance, de zen attitude qui me replace dans mon insouciance de débutante avant la tempête qui a suivi. Sauf que cette fois, tempête il n'y aura pas ;)

Du coup, c'est un réel bonheur tranquille que je vous partage aujourd'hui. Oui, c'est tout à fait possible de revenir à un état d'esprit de débutant au violon, de retrouver l'étincelle qui fait qu'on se remet à apprendre de la même manière, avec la même envie, à une différence près, la peur n'est plus là, celle de mal faire, de se tromper, de casser quelque chose, de déplaire, d'être une cible facile.

Retrouver le plaisir de continuer à apprendre et uniquement ça.

 

Je re-commence à apprendre le violon.

Le chemin continue.

 

Je pourrai donc continuer à vous partager mes découvertes au fur et à mesure de ma progression :). Je suis repartie avec la méthode Suzuki volume 4 et attends de recevoir la méthode d'Eta Cohen, grades 3 et 4 pour compléter.

Dans le même temps, j'attends aussi les répertoires des grades 3 et 4 du Trinity College London et ABRSM et un ou deux ouvrages liés. Je vais tester tout ça à mon rythme et vous dirai ce que j'en pense.

 

A bientôt !

 

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