Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 mai 2015

Accepter l'imperfection

Une de mes amies vient d'arrêter le violon au bout de deux ans en me disant "de toute façon, je me rendais bien compte qu'en ayant commencé à mon âge, je n'arriverais jamais à faire quelque chose qui rende comme on entend à la télé ou sur cd et ça me dégoûtait, du coup, je préfère arrêter plutôt que ne jamais jouer comme ça."

Ca m'a amenée à me (re)poser des questions sur la motivation des uns et des autres à apprendre le violon et inévitablement sur la mienne aussi...

Il m'arrive aussi souvent de perdre confiance en moi et de me dire que je n'arriverai jamais à produire un morceau sans aucune erreur, exactement comme j'aimerais le jouer, ça me démotive parfois jusqu'à laisser le violon de côté pendant des jours, voire des semaines d'affilée.

 

Résultat de recherche d'images pour "agenda"

 

Et puis, arrive toujours un moment où je reprends l'archet parce qu'il me manque trop, parce que chez moi, le plaisir de jouer est plus fort que le résultat obtenu, finalement. Les sensations que je ressens quand je déroule pour allonger l'archet, les vibrations, le contact avec le violon, l'impression de faire un avec la musique...

Résultat de recherche d'images pour "plaisir"

 

Alors je mets de côté mon égo, je me risque à m'enregistrer encore et encore et à constater que de mois en mois, le résultat, même s'il n'est pas parfait, s'améliore toujours et que la meilleure condition pour ça n'est pas d'avoir le projet ou l'exigence de passer ci ou ça, mais tout simplement de jouer, encore et encore, de jouer le plus possible des choses qui me plaisent.

Je me rends compte que la recherche de perfection, ça peut motiver un temps et puis à un moment donné, ça peut aussi tout arrêter, définitivement : soit j'accepte le fait de faire des erreurs et je continue à m'offrir le plaisir de jouer, soit je raccroche l'archet, c'est aussi simple que ça.

 

 

Pour me "soigner" de ma recherche de perfection, j'ai convoqué d'autres disciplines à mon "chevet" : les loisirs créatifs comme l'artjournal ou le dessin (sans se donner le droit de gommer, détail important), ben ça n'a rien à voir avec le violon, vous en conviendrez, mais je trouve ça diablement efficace pour relativiser et reprendre confiance, alors je vous passe le tuyau et m'en vais retrouver mon fidèle compagnon à 4 cordes.

follow your dreams.jpg

ps : MC, je ne t'oublie pas, j'ai la grosse flemme de faire les photos et explis, je mettrai tout ça en ligne une fois prêt.

 

 Facebook | | |