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14 décembre 2014

The Celtic Fiddler - Recueil de partitions avec CD playalong

celtic fiddler.jpg

 

Encore un excellent recueil arrangé par Edward Huws Jones avec 2 fichiers audio de belle qualité musicale par morceau : démonstration (avec violon) et accompagnement, de quoi se constituer un bon petit répertoire en provenance de différentes régions celtes.

 

Voici la liste des morceaux qu'il contient :

 

  • Alborada de Pontecaldelas (Gallice)
  • An Dro (Bretagne)
  • Croen y Ddafad Felen (Pays de Galles)
  • Danza de Carino (Gallice)
  • Drops of Brandy (Irlande)
  • Drummond Castle (Ecosse)
  • Furry Dance (Cornouailles)
  • Gavotte: Je vous dis, Mademoiselle (Bretagne)
  • Glwysen (Pays de Galles)
  • Hanter Dro (Bretagne)
  • John Ryan's Polka (Irlande)
  • Miner's Fancy (Cornouailles)
  • Moylley gys Jee my Chaarjyn (Ile de Man)
  • Muckin' o' Geordie's Byre (Ecosse)
  • Muineira das Zocas (Gallice)
  • Muineira: Ponte de San Paio (Gallice)
  • Mwynen Cynwyd (Pays de Galles)
  • Ny Kirree fo Niaghyet (Ile de Man)
  • Nyth y Gwcw (Pays de Galles)
  • Pasadobre Popular (Gallice)
  • Pastoral (Ecosse)
  • Rights of Man (Irlande)
  • Scotland the Brave (Ecosse)
  • Silverstrig (Bretagne)
  • Speed the Plough (Ecosse)
  • The Humours of Westport (Irlande)
  • The Rocky Road to Dublin (Irlande)
  • Three Little Boats Went Out to Sea (Ile de Man)
  • Tom Bawcock's Treat (Cornouailles)
  • Tros y Garreg (Pays de Galles)

 

 

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10 décembre 2014

Quelques astuces pour surmonter le trac quand on joue du violon en public

La date "fatidique" d'une représentation en public approche et on se sent plus proche de l'état liquide que solide.

 

Comment se préparer au mieux, musicalement et psychologiquement ? Je vous partage ces quelques petites astuces qui fonctionnent pour moi.

 

1. Rester concentré en étant préparé aux imprévus

Au delà des détails pratiques (un 2ème archet, un jeu de cordes de rechange, etc), il est bon de se préparer en travaillant sa concentration, car le jeu en public a ceci de très particulier qu'il se passe souvent des choses qu'on n'a pas prévues et qui viennent encore ajouter à la pression.

Une anecdote, j'ai l'habitude de jouer pour les résidents d'une maison de retraite. Or, parmi ces personnes âgées, certaines sont atteintes de la maladie d'Alzheimer et ont parfois des réactions inattendues comme par exemple venir se poster, très attentifs, à 20 cm de mon visage pendant que je joue... De deux choses l'une, ou je reste bloquée sur une partition comme si de rien n'était, ou je prends en compte cette personne et j'échange avec elle tout en continuant à jouer. C'est certes plus compliqué et demande de l'entraînement, mais c'est aussi beaucoup plus humain et pour tout dire, c'est quand même la raison pour laquelle je joue en maison de retraite...

Jouer en public, pour moi, c'est prendre en compte le public, quel qu'il soit et ses réactions, c'est vivre et jouer avec lui et c'est dans cet état d'esprit que je rédige cet article.

 

Comment donc se préparer à ce genre d'imprévus ?

Par définition, un imprévu ne pouvant être... prévu, il est impossible d'imaginer ce qui va bien pouvoir se passer, certains publics sont très créatifs ! lol ! Blague à part, voilà comment je procède : tout d'abord, j'apprends mes morceaux par coeur (avec la partition et d'oreille), c'est la première des conditions pour me sentir en confiance. Sur place, la partition sera peut-être sur un pupitre pour s'y raccrocher en cas de problème, mais elle ne me sera pas indispensable.

Ensuite et surtout, je vais travailler ces morceaux en boucle dans différentes situations, différentes positions, c'est là que se travaille la mémorisation profonde, en "perturbant" la concentration. Je fabrique un parcours avec des obstacles ici et là, des chaises, une poubelle, un livre, un mobile, un escalier, etc, et je joue mon répertoire en me déplaçant entre ces obstacles.

Je trouve beaucoup d'intérêt à cet exercice car non seulement il permet d'apprendre à me concentrer sur plusieurs choses à la fois (le jeu, les obstacles, le public), mais aussi de gérer l'équilibre de mon jeu en déplacement. C'est également un travail très intéressant pour gérer l'amplitude de l'archet dans les passages étroits.

 

2. S'entraîner avec différents types de publics

En commençant par les plus sympas (qui ne sont pas nécessairement ceux que l'on croit comme les amis ou la famille...). Les enfants sont un excellent public, ils sont curieux. Il faut bien sûr un répertoire adapté, et une durée limitée pour capter leur attention. Les personnes âgées sont un très bon public également, toujours avec un répertoire qui leur est adapté, elles ont la générosité d'être très tolérantes avec les débutants dans la mesure où il y a une dimension "humaine", c'est-à-dire où on prend le temps d'être vraiment avec elles, de se présenter, d'expliquer pourquoi on est là, de les écouter et les regarder, etc.

 

 

3. (faire) vivre la musique

Le top, c'est de faire participer le public, que ce soit en chantant, en frappant des mains, en dansant, ... Je dis que c'est le top, parce qu'alors il n'y a plus acteur/spectateurs mais uniquement des personnes qui vivent pleinement la musique. 

De plus, quand le public participe de manière active, j'ai constaté que cela enlève une part de pression considérable au musicien qui se sent moins observé/scruté. Et les fautes éventuelles, même les plus grosses, passent beaucoup plus inaperçues dans un environnement vivant (elles font partie de la vie) que crispé dans un silence religieux à l'affût du bruit équivalent au dixième du quart de poil de vrombissement d'aile de mouche provoqué par un archet pas tout à fait rectiligne ! lol. Franchement, quand on prend du bon temps, on profite, on n'est pas à la recherche de la perfection, personnellement quand j'en arrive là au cours d'une représentation, c'est le signe que je m'ennuie et qu'il est temps de partir...

 

 

 

 4. L'expérience ? Surtout le lâcher prise !

J'avais tendance à penser au début que plus je jouerais en public, moins j'aurais de peine à le faire. Il s'avère finalement que suite à une brusque interruption de plusieurs mois pour grave raison de santé, j'ai relativisé ma relation à la vie et au violon. Mon retour au jeu en public sans plus aucun trac me fait dire aujourd'hui qu'il s'agissait donc plus d'une question de psychologie et de lâcher prise que d'expérience.

Comment j'en suis arrivée là ? J'ai relativisé et me suis demandé pourquoi je joue du violon et pourquoi je souhaite le faire en public, quelle est ma raison profonde et plus généralement, quelles sont mes priorités dans la vie. Puis, on peut aller plus loin, en se demandant quelles sont les implications de cette représentation, les risques encourus : va-t-on mourir foudroyé en descendant de l'estrade parce qu'on se sera trompé ? Et être franc avec soi-même pour répondre à cette question : au pire, n'est-ce pas uniquement notre égo qui en prend en coup ?

Alors,  en ce qui le concerne, cet égo, descendre notre barre d'exigence est la solution, nous sommes souvent beaucoup plus exigeants avec nous-mêmes que ne l'est notre public. Or, c'est cette exigence qui nous met la pression et qui non seulement risque de nous faire rater, mais aussi qui nous coupe de notre plaisir à jouer.

Car quoi qu'on en dise, jouer pour les autres, c'est d'abord jouer pour soi, pour se faire du bien (pas du mal...) et pour se faire plaisir, sinon, il faut peut-être songer à régler ce problème de masochisme. Et contrairement à cette fausse idée encore largement répandue, se faire plaisir en premier, ce n'est pas être égoïste, bien au contraire, c'est même la meilleure manière d'en faire profiter les autres ! Et oui, réfléchissez un instant : en tant que spectateur, ne trouvez-vous pas plus agréable de regarder un musicien prendre du plaisir à jouer plutôt que de le voir tirer une tronche de cent pieds de long ? Hum ? Comment peut-on donner du plaisir à son public quand on ne le ressent pas soi-même ? Ca me semble terriblement compliqué...

D'ailleurs, petit aparté à ce propos, j'aime m'amuser à observer la tête que font les musiciens quand ils jouent, j'imagine alors que ça donne une une idée de ce qu'ils sont dans la vie : des gens insensibles, fermés, crispés ou bien des gens simples qui prennent un grand plaisir à vivre la musique et à la partager. 

Et c'est justement ça qui passe du musicien au public, l'aspect humain, le plaisir qu'on prend à l'écouter, à le regarder et c'est ce qui nous donne envie de jouer, de danser, chanter avec lui ou pas...

 

5. Prendre de la distance

Une fois qu'on a relativisé ses exigences et la portée de ses éventuelles erreurs, il reste à faire fi des critiques gratuites. Qu'il s'agisse de celles qu'on lit ici et là sur la toile, énoncées par des anonymes qui n'oseraient pas vous en dire le dixième en face ou de celles prononcées par des personnes qui croient détenir le savoir absolu.

Quand un musicien joue "humainement", il met certes de la technique dans la maîtrise de son instrument, mais surtout, il y met son coeur. C'est une proposition de ressenti qu'il offre à son public, qui apprécie ou pas, certes, mais c'est un cadeau qu'il fait, il ne le fait pas pour recueillir un avis, ou alors il lui faut voir un public spécifique constitué de professeurs :). Alors recevoir de simples critiques techniques, c'est comme se voir refuser le cadeau proposé. Oh mais dites donc, c'est mal élevé, ça ! Et vous allez vous laisser enquiquiner par des gens mal élevés ??

 

 

Entre nous, je considère ces personnes à la critique facile comme nuisibles pour tout être créatif, musicien ou autre, mieux vaut les tenir à l'écart, ils plombent la créativité en plongeant la petite fée dans l'ombre, en l'écrasant sous le talon de la toute-puissance du savoir unique qu'ils croient détenir (hé oui, ils n'ont pas encore compris que ça n'existait pas...).

 

Sérieusement, vivez votre musique, vivez le plaisir de jouer avec votre instrument et vivez avec votre public, il n'attend que ça, vivre ce moment avec vous, c'est pour ça qu'il est venu, pas pour vous scruter des pieds à la tête, pas pour vérifier que votre archet est bien droit, ni pour compter le nombre de fautes... D'ailleurs, tout à votre concentration pendant que vous jouiez, avez-vous remarqué le regard brillant de la personne au 3ème rang, l'avez-vous vu ? Quel souvenir gardera-t-elle de cette représentation ? Finalement, n'est-ce pas ça le plus important, le plaisir que vous lui avez apporté ?

 

 

 

A lire également sur le sujet, ces deux très bons articles sur le trac des musiciens :

http://www.lalettredumusicien.fr/s/articles/1912_145_trac...

http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Anxiete-Pho...

 

 

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09 décembre 2014

Vidéos liées à la méthode de violon irlandais The Irish Fiddle book

 

En cherchant des audio irlandais de morceaux travaillés sur cette méthode de violon irlandais (présentée dans cet article), j'ai découvert sur youtube une chaîne où un violoniste joue les morceaux à différents tempos.

Ca peut être sympa pour apprendre en mode progressif, d'autant que tous les morceaux de la méthode n'ont pas de fichier audio.

 

Voici le lien de la recherche en question :

https://www.youtube.com/results?search_query=randy+cranitch

 

 

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05 décembre 2014

Jouer du violon avec d'autres instruments

Je fais depuis quelques mois partie d'un ensemble instrumental avec flûtes traversières, clarinettes, contrebasse et guitares et attendais d'avoir un peu de recul pour rédiger un article sur ce que m'apporte la pratique au sein de ce groupe.

 

1. Jouer avec d'autres instruments, qu'est-ce que ça apporte à notre pratique du violon ?

Quand j'ai commencé à jouer juste, j'ai rapidement souhaité partager la musique en faisant des duos, avec d'autres violons quand c'était possible et d'autres instruments comme la guitare et le piano. Cela m'a apporté beaucoup de motivation, l'envie d'entendre les harmonies des duos était particulièrement grisante.

Ensuite, j'ai participé à un stage trad violon/diato et découvert un nouvel univers. Une rencontre avec une des stagiaires a débouché sur des rendez-vous musicaux réguliers qui m'ont énormément apporté d'un point de vue musical : ouverture d'esprit et découverte d'autres styles (trad de tous pays) et cela m'a permis de faire beaucoup de progrès sur le rythme car le tirer/pousser du diato est particulièrement efficace pour faire entendre immédiatement les nuances rythmiques des musiques à danser. D'ailleurs depuis quand j'ai un nouveau morceau trad à travailler et que je peine à trouver les bons coups d'archet, j'écoute ce que font les diato sur ce morceau et ça m'éclaire aussitôt.

 

 

Maintenant, avec l'ensemble instrumental, c'est encore une autre dimension. Contrebasse et guitares nous guident pour le tempo et le souffle des instruments à vent donne des indications de nuances. Surtout, l'ensemble est encore plus riche en harmonies et doté d'une palette de sonorités diverses et c'est ce qui représente pour moi son principal point d'attrait, d'autant plus que le chef d'orchestre est doté d'un très bon sens de l'arrangement :). Seul violon du groupe, j'ai la part belle avec le plus souvent la partie soliste des morceaux qui correspond, pour ceux qui chantent en chorale, la plupart du temps au registre soprano, mais il m'arrive aussi de faire des accompagnements.

Il s'agit donc pour moi d'un réel plaisir musical qui me permet en prime de continuer les progrès, idéal pour entretenir la motivation !

 

 

2. Quelques clés pour se préparer à jouer en groupe ou ensemble instrumental

La règle d'or pour jouer en ensemble est de savoir écouter les autres et de s'adapter à ce que l'on entend. Pour ce faire, il faut à la fois rester concentré sur sa partie et sur ce que produisent les autres musiciens, on ne joue pas en solo, même quand on est seul à jouer sa partie, on joue au sein d'un ensemble qui doit être cohérent.

Pour m'y entraîner, j'ai toujours travaillé mes morceaux avec accompagnement audio, pour la simple et bonne raison que mon objectif était à terme de jouer avec d'autres musiciens. Voilà pourquoi il est important de déterminer ses objectifs quand on apprend  le violon et c'est aussi ce qui explique qu'on peut apprendre de différentes manières d'une personne à l'autre, non seulement en fonction de ses capacités, mais aussi de ses objectifs et qu'il me semble si ridicule de chercher à comparer l'avancement de tel ou tel. Si vous n'avez jamais joué avec accompagnement et que votre objectif est de jouer avec d'autres musiciens, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour commencer :).

 

Ce qu'un entraînement avec accompagnement audio permet d'apprendre :

- d'abord à écouter attentivement, on fait autant de tours que nécessaire pour s'imprégner de la version jouée, le tempo, le rythme, les "accidents" éventuels, on peut même danser, ça permet encore mieux de se mettre dans le bain et de capter les temps forts

- ensuite, à écouter tout en jouant, le but n'étant évidemment pas de jouer à côté, mais avec, donc de commencer au bon moment, de dérouler le morceau au bon tempo et au bon rythme en s'aidant des instruments qui ont l'avantage de ne pas faire d'erreur, même s'ils repassent en boucle 20 fois de suite (les veinards ! lol)

- à apprendre à se repérer sur la partition en cas d'erreur pour pouvoir passer "inaperçu" en reprenant le plus tôt possible et au bon moment. En effet, quand on joue solo, on a tendance à revenir en arrière quand on fait une faute, c'est bien car c'est comme ça qu'on avance, mais quand on joue en groupe, c'est impossible. Il faut donc apprendre à se défaire de ce réflexe qu'on a fini par acquérir à force de répétitions, en clair, quand on joue avec accompagnement audio, on ne remet pas le CD au début dès qu'on se trompe, on apprend plutôt à rejoindre les autres en douceur sans attendre la reprise de fin de page...

 

- à éviter les erreurs de rythmes plus facilement qu'avec un métronome où l'on calcule, ici, on écoute et on se rend compte illico de ce que le morceau doit rendre

- à s'adapter : si le métronome a un tempo fixe, l'accompagnement et la réalité pas forcément, le chef d'orchestre demande souvent ralentis ou accélérations selon l'arrangement qu'il imagine et cela peut varier d'une reprise à l'autre. Si vous suivez le tempo 80 que vous avez en tête du début à la fin, vous serez en total décalage avec le reste du groupe.

 

Concernant l'adaptation et le repérage sur la partition, ce sont des points qu'on retrouve quand on joue solo en public et qu'on demande sa participation : imaginez des couples sur la piste de danse ou des personnes en train de chanter, vous vous trompez sur une note, vous n'allez pas revenir au début ! Vous allez reprendre dans le rythme pour les perturber le moins possible. Hé bien, pour y arriver, il faut s'entraîner.

Pitié ! Si vous reprenez au début, elle risque le tour de rein ! 

 

Où trouver des accompagnements audio pour s'entraîner ?

Certaines méthodes en proposent, des études aussi, les recueils playalong bien sûr, créés tout spécialement pour ça, des CD, des fichiers audio qu'on trouve gratuitement sur internet de même que les vidéos sur Youtube qu'on peut télécharger en convertissant automatiquement en mp3 par l'intermédiaire du site www.fluvore.com (par exemple), etc.

 

L'exercice du parcours d'obstacles (décrit dans cet article) est aussi un bon préliminaire pour apprendre à s'adapter aux imprévus. Petite anecdote lors d'une répétition le mois dernier, la flûte est venue caresser ma volute et en voulant se décaler, s'est pris le pied dans mon pupitre qui est tombé, ma partition a fini sous les pieds d'une clarinette ! On ne s'est pas arrêté de jouer pour autant. Ah quand je vous dis que ça demande un petit peu d'entraînement ! MDR

 

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