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16 janvier 2014

Rester motivé dans l'apprentissage du violon

Apprendre le violon, c'est un travail de longue haleine, une aventure au cours de laquelle, comme dans toutes les aventures, des obstacles se dressent qu'il va falloir contourner ou surmonter pour pouvoir continuer le chemin et rester motivé.

 

Les obstacles ?

Ils sont de toutes sortes, impossible d'en dresser une liste exhaustive, elle varie selon chacun. Voici les obstacles que j'ai eu à surmonter et qui plombaient ma motivation à jouer du violon :

- l'overdose quand j'ai trop travaillé sur un seul point, m'imposant de vouloir le maîtriser avant de passer à la suite. Caractéristique de l'overdose : dégoûté(e) de prendre le violon, on se retrouve comme coupé de lui, plus envie de jouer. 

- les critiques non constructives : ah.... les critiques... Quand on y pense, c'est fou le nombre de personnes capables d'émettre autant de jugements et de conseils ! Si au moins elles étaient habiles violon en main, l'aide qu'elles prétendent apporter serait utile. Seulement, force est de constater que les plus assidus en matière de conseils sont souvent ceux (ou celles) qui feraient bien de commencer par les appliquer à eux mêmes (une remarque qui ne vaut pas que pour le violon d'ailleurs, lol)

- la compétition : dès mes débuts, je me suis rapidement entendue "classée" et comparée : "Untel joue mieux que toi, tu es meilleure que truc, machine avancera plus vite que toi, chose va te dépasser, unetelle a vraiment des problèmes", etc, etc. Ouh !!! Il y en a peut-être à qui ça convient, mais pas à moi ! 

- le manque de trajectoire adaptée : et maintenant, je fais quoi ? Alors ça, c'est une grosse difficulté que j'ai rencontrée en tant qu'autodidacte, me faire un plan de progression logique. Par logique, j'entends quelque chose de progressif qui permet d'apprendre dans les meilleures conditions possibles.

J'ai suivi une méthode pendant un an et puis arrivée au bout, plus rien. J'ai mis une autre année à trouver la suite (c'est aussi l'objectif de ce blog : faciliter l'accès à l'information que j'ai eu bien du mal à trouver, pour laquelle j'ai fureté un bon moment et donné pas mal de coups d'épée dans l'eau). 

- le manque de concrétisation : on apprend le violon, on avance, on fait des progrès, on est bien content, mais qu'est-ce qu'on fait concrètement de tout ce temps passé sur les cordes ? On n'en peut plus de jouer tout(e) seul(e) enfermé(e) entre quatre murs.

- la flemme : j'ai beau adorer ça, il y a des jours où prendre le violon n'est pas la priorité, même pour 20 minutes... C'est le temps des excuses toutes plus bidons les unes que les autres.

- l'incapacité physique à jouer du violon : pour cause de blessure ou entorse par exemple, ça peut durer 2 jours comme 6 mois...

 

Prendre le taureau par les cornes

Le regarder dans les yeux, respirer un coup et oser s'expliquer calmement avec lui :)

 taureau.jpg

Et le premier taureau avec qui s'expliquer, c'est soi-même !! Là, vous vous dites "ouais, elle se la joue facile !"

 

"Commence par changer en toi ce que tu veux changer autour de toi" - Gandhi

Hé oui, le monde ne se pliera jamais à nos attentes, quelles qu'elles soient, on ne le façonnera jamais tel qu'on souhaiterait qu'il soit et quand bien même on s'investit à fond chaque jour dans son apprentissage du violon, il faudra toujours jouer, jouer et jouer encore pour apprendre les techniques, il faudra du temps pour jouer juste, pour faire tel ou tel coup d'archet et pour sortir un vibrato qui nous convienne. Le paramètre "temps" est indiscutable, il nous faut être patients.

A côté de ça, j'ai remarqué que modifier sa façon de voir les choses peut aider à dépasser d'autres obstacles, même quand ils donnent l'impression de ne pas dépendre de nous, nous avons un pouvoir sur eux.

 

Voilà comment j'ai résolu les miens :

- l'overdose, plus connue chez certains apprentis sous le nom de "paliers" d'apprentissage, ces fameuses périodes à vide où il semble que rien ne va et où pour faire passer la pilule, on nous dit que c'est parce que nous sommes en train de digérer quelque chose, qu'il faut faire des cordes à vide en attendant que ça passe... Super programme, les cordes à vide... On peut aussi nous préconiser de poser le violon et de le reprendre quand ça ira mieux : là, c'est quitte ou double, ou vous le reprenez effectivement quelques temps plus tard, ou il finit au fond de l'armoire derrière la pile de draps de grand-maman...

Si on réfléchit quelques minutes (c'est bien de réfléchir des fois...), faire une overdose, c'est avoir un trop-plein de quelque chose (simple traduction). Alors, le meilleur moyen ne serait-il pas plutôt que de tomber dans l'overdose inverse en arrêtant tout, tout simplement de faire diversion ?

A une overdose de technique, on ne répondra pas par une autre technique, mais plutôt par du ludique, c'est le moment de s'amuser, de prendre vraiment du plaisir avec son violon.

C'est aussi peut-être le moment de se souvenir pourquoi on joue du violon et de mesurer le chemin parcouru. Parfois, on est parti tellement loin tête baissée qu'on en a oublié pourquoi on prend son archet chaque jour (ou presque), on s'acharne encore plus, le temps passe et on oublie...

 

- les critiques non constructives et la compétition : aucun de ces deux comportements ne me convient, c'est un point sur lequel je me sens incapable de changer.

Il m'est impossible de faire comprendre aux protagonistes après de vaines explications que leurs réactions me perturbent ? A un moment donné, je crois qu'il est bon d'accepter le fait qu'il y a échec à construire une communication respectueuse et que la seule solution existante est de lâcher prise et de mettre tout simplement un terme à ces relations.

Un de mes proches a coutume de dire : "nous sommes 7 milliards sur terre, pourquoi s'acharner à rester auprès d'une poignée dont le comportement n'est pas en accord avec nos valeurs ?" Quand on y pense, ça nous fait perdre autant de temps et de chances de rencontrer d'autres personnes avec lesquelles la vie nous serait plus simple et plus douce.

 

- le manque de trajectoire adapté : j'ai cherché, écouté, lu et fini par faire un mix de trois méthodes, un principe qui me convient et me permet d'avancer à nouveau sérieusement. Ce n'est pas une recette miracle, c'est celle qui me convient en ce moment.

La première chose à faire est d'apprendre à se connaître, d'apprendre à s'écouter et principalement de comprendre de quelle manière on apprend le mieux, ce qui nous convient et aussi ce qui nous gêne.

Apprendre à analyser à froid la manière dont on joue, en se filmant : les vidéos sont sur ce plan très formatrices car emportés dans le jeu, il y a un tas de choses qu'on ne voit pas, le mauvais (qu'on voit en général sans trop de problème...) et le bon (il ne faut pas l'oublier, celui-là !!).

La rédaction (et la relecture au moment des bilans) d'un journal d'apprentissage permet aussi de prendre du recul, de voir où ça "patine", où on stagne et aussi ce qui nous fait avancer réellement.

En bref, prendre régulièrement le temps de sortir la tête du guidon et de prendre un peu de hauteur pour mesurer le chemin parcouru, comment et pourquoi, de visualiser son objectif et de faire en sorte que le temps imparti nous permette de nous en rapprocher.

Quand on apprend le violon classique, il existe de précieux documents qu'on appelle "programmes" qui servent dans certaines écoles de musique et conservatoires et peuvent donner des indications sur le chemin à suivre.

 

le manque de concrétisation : là encore, il s'agit de prendre le taureau par les cornes et d'oser aller se frotter à la musique, celle qu'on partage, partir à la rencontre d'autres musiciens, d'un premier public. Organiser un planning de rencontres pour les semaines, les mois à venir. Un orchestre, un groupe, jouer dans la rue lors d'un défilé de Carnaval, à la fête de la musique, devant un petit public, etc, des échéances qui sont autant de points de repère pour la motivation et qui font gravir les marches de l'escalier une par une.

Il y a aussi les stages qui sont réjouissants et très motivants quand le partage musical est adapté au niveau et aux répertoires et goûts de chacun.

Bref, il faut à mon avis trouver le moyen de partager la musique de manière fréquente et régulière, de façons diverses et variées suivant les goûts de chacun et de faire en sorte d'avoir des échéances suffisamment rapprochées pour être motivantes. 

 

- la flemme : il y a un truc qui me convient à merveille, c'est le planning ! Tous les jours, qu'il neige, qu'il vente ou qu'il fasse soleil, c'est violon à 18h00. Point. C'est noté dans mon agenda, la famille est au courant, le téléphone est éteint, je ne suis disponible pour rien d'autre que le violon.

Quand sonne 18h, je m'y mets et si la motivation n'est pas toujours grande en ouvrant l'étui, au bout de 5 minutes de jeu, c'est parti. Je constate souvent que les jours où je suis le moins motivée au départ sont ceux où je joue le plus longtemps car j'y prends rapidement beaucoup de plaisir. Le plus dur, finalement, c'est de s'y mettre :).

 

l'incapacité physique à jouer du violon : suite à une entorse de doigt côté gauche, je n'ai pas touché mon violon pendant un mois, faire des cordes à vide, j'aurais pu, mais n'avais vraiment pas envie. Je me demandais comment allaient se passer les "retrouvailles", même s'il est évident qu'on ne perd pas tout en un mois. En fait, premier bon point, le violon a servi à ma rééducation, à toute petite dose les premiers jours et en augmentant progressivement la durée de jeu et les différents doigtés. 

Pas de modification de la justesse, les sensations les plus longues à revenir ont en fait été côté archet, mais en une bonne semaine de travail, il n'y paraissait plus.

Point positif pour moi : la motivation, ne pas pouvoir jouer par la force des choses a renforcé le plaisir de retrouver mon instrument, coup de bol, ça n'a duré qu'un mois. J'espère ne jamais avoir à vivre 6 mois d'incapacité à jouer !

 

ps : je n'ai volontairement pas parlé de la méthode Coué...

Je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e), je suis motivé(e),  etc

LOL

 

 

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