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05 juin 2016

Connaître son niveau de violon pour mieux avancer

Pour continuer à apprendre le violon, je cherche toujours quelque chose d'à la fois sympa et sérieux, avec impérativement des audios en référence pour travailler dans les meilleures conditions. Les derniers temps, j'ai pas mal lorgné de l'autre côté de la Manche et ai trouvé de chouettes choses. Hop, hop, hop, partage des infos ! ;)

Je vous passe l'historique de ces deux écoles que sont l'ABRSM et le Trinity College London, si ça vous intéresse, vous les trouverez sur leurs sites respectifs. Ce que je souhaite vous partager aujourd'hui, ce sont les programmes proposés en terme de niveaux. 

Si en France, on raisonne par cycles, en Angleterre (entre autres), on le fait par grades. Le côté intéressant (pour ne pas dire très intéressant) de la chose, c'est que les écoles préparent les élèves à des examens avec des répertoires variés classés par niveau qui sont ainsi les mêmes références partout. 

Voilà qui est venu titiller la partie de mon cerveau d'autodidacte (lol) toujours à la recherche d'un répertoire approprié à mes capacités du moment : en clair, pas trop compliqué pour ne pas me dégoûter, mais pas trop simple pour ne pas m'ennuyer/stagner, bref, un répertoire progressif à portée d'archet en travaillant ce qu'il faut.

J'avais déjà une piste avec la méthode Suzuki, mais ça reste limité. Cette fois, le répertoire est beaucoup plus étoffé, en styles aussi (ce qui n'est pas pour me déplaire) et surtout, puisque ce sont des écoles, on ne trouve pas seulement les répertoires à jouer, mais aussi les formations complémentaires dont la lecture à vue et l'entraînement de l'oreille pour travailler rythme et musicalité (en même temps, travailler l'oreille sans audio, je ne sais pas pour vous, mais perso, ça me dérange toujours un peu... MDR !)

Voilà donc un programme accessible et complet qui me semble très bien pour progresser en solo en sachant où on en est.

 

Pour le grade 4, voici par exemple ce que propose l'ABRSM :

- un répertoire de morceaux

- des audio téléchargeables en ligne ou sur CD (démo violon et accompagnement seul)

- entraînement déchiffrage / lecture à vue : cahier d'exercices

- gammes et arpèges

- entraînement audio : cahier d'exercices avec CD

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Au London Trinity College, on retrouve la même chose, avec un répertoire différent (et hop, un répertoire qui s'étoffe encore), idem d'autres comme le London College of Music (université de Londres Ouest), l'Australian Music Examination Board servant de référence aux écoles australiennes, l'école Ste Cecilia en Australie, ...

 

Le gros avantage une fois qu'on a réussi à situer son niveau, c'est qu'alors, on dispose d'un programme logique, on ne saute pas d'un truc à l'autre sans savoir où on en est.

Le deuxième gros avantage, c'est qu'on trouve alors sur internet d'autres ressources qui nous sont accessibles, sans pour autant qu'elles soient trop faciles et permettent donc de continuer à progresser, comme par exemple pour le niveau 4 :

   

     

Encore une bonne raison de se familiariser avec la langue de Shakespeare ;)

 

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La méthode Eta Cohen pour le violon

En tant qu'autodidacte, j'aime avoir un programme pour me guider dans ma progression avec le violon, avec une attente bien précise : une méthode avec audio. Exit donc les méthodes traditionnelles telles que Le petit Paganini, Hauchard, Doukan, Crickboom, etc. 

Si au niveau débutant, les méthodes avec audio sont légion, en revanche, en trouver une pour aller un peu plus loin, ça devient compliqué. En me tournant vers les méthodes étrangères, j'ai trouvé celle-ci :

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La méthode d'Eta Cohen prend le relais en moyenne au niveau du volume 3 des méthodes pour débutants.

Une approche par exercices, études et gammes préparatoires aux morceaux suivant le thème travaillé : 

- le volume 3 aborde la 3ème position, dont les démanchés 1ère/3ème et les doubles cordes.

- le volume 4 aborde les 2ème, 4ème et 5ème positions, spiccato, sautillé, doubles cordes et les trilles.

Les audio sont sympas, bien interprétés, avec de vrais instruments (violon et piano en accompagnement).

Si j'insiste autant dans mes recherches sur la nécessité d'audios produits par de vrais instruments et sur la qualité de l'interprétation, c'est parce que je trouve que le mimétisme a une part importante dans l'apprentissage. On cherche à reproduire ce qu'on entend, à s'en rapprocher le plus possible, un peu de la même manière qu'en dessin, on commence par reproduire. Donc mieux vaut que la référence audio soit bonne et pas seulement en matière de justesse, d'interprétation aussi.

 

Le niveau/grade 4 est communément considéré comme niveau intermédiaire. Cette info peut servir dans la recherche de morceaux adaptés.

  

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30 mai 2016

Ressources audio et vidéos violon Mike's conservatory

On trouve sur ce site des tas d'audios et vidéos intéressantes : la méthode Suzuki, gammes et arpèges, les morceaux des examens ABRSM et Trinity College de la précédente session par grade :

 

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Sur la chaîne youtube, on trouve, entre autres, les morceaux des sessions ABRSM 2016/2019, toujours classées par grade et en violon solo :

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12 mai 2016

Un article pour redonner l'espoir : retrouver l'état d'esprit du débutant

Ces derniers temps, j'ai retrouvé le même état d'esprit que j'avais quand j'ai commencé le violon.

Quand je dis que j'ai retrouvé le même état d'esprit, c'est que j'ai retrouvé la curiosité de la découverte, cette étincelle d'envie d'apprendre qui a été bien malmenée au gré des vents et tempêtes que j'ai pu traverser les premières années.

C'est un plaisir indescriptible parce que je pensais ne jamais retrouver cette insouciance que j'avais en débutant. Je me suis demandée si j'allais en parler sur ce blog, si ça pouvait servir d'en parler car je ne suis pas ici pour faire des confidences ;). Et je crois que oui, ça peut servir, alors me voilà pour écrire la suite...

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En tant qu'adulte ayant commencé le violon à plus de quarante ans en autodidacte, au départ, j'étais motivée, mais raisonnablement, c'était surtout une envie de découverte, de voir ce que je pouvais faire, jusqu'où je pourrais aller, un loisir comme un autre, un moyen de passer du bon temps.

Et puis je me suis retrouvée embarquée dans une aventure passion qui m'a vite "bouffée". J'avais envie de savoir tout jouer, une vraie boulimique de morceaux, comme si je cherchais à rattraper le temps perdu. J'allais jusqu'à passer 3 heures chaque jour sur mon violon, inutile de dire que mon temps de loisirs se résumait à ça et uniquement ça, quelque chose d'assez déraisonnable, en fait, car ce n'était pas que du bon temps pour le coup ! J'ai voulu tout jouer mais aussi tout faire, prendre des cours alors que j'étais autodidacte, jouer pour un public, jouer avec d'autres musiciens, amateurs comme professionnels, violonistes et autres instrumentistes, jouer en orchestre, faire danser des gens, jouer en famille, entre amis.

Et je l'ai fait.

J'ai tout fait et coché mes objectifs un par un. Avec chaque fois un répertoire différent. Je ne saurais dire combien de morceaux différents j'ai joués, aucune idée, mais il y en a une quantité phénoménale. 

J'ai dépassé nombre de mes peurs en allant chaque fois un peu plus loin.

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Côté apprentissage technique, c'était aussi tout feu tout flamme, après avoir commencé avec une méthode dont j'ai avalé les 3 volumes en un an avant de me retrouver le bec dans l'eau parce qu'il n'y avait pas de suite, j'en ai éprouvé une, deux, trois, quatre, non, cinq autres pour continuer, parfois simultanément. Pas mal parce que ça m'a permis de comparer, de relativiser les avantages des unes et inconvénients des autres et de rédiger quelques articles ici :).

Puis je suis passée en mode "feeling" ou apprentissage plus naturel du violon, on va dire, je me suis basée sur mon ressenti et mon oreille. J'ai donné dans le trad et l'irlandais. Ca m'a fait vivre pas mal de moments intenses et des découvertes fabuleuses. Aujourd'hui, quand je joue en famille ou avec des amis, je le fais systématiquement sans partition, tout est fait d'oreille. Pour moi, c'est du vrai partage parce qu'on se regarde quand on joue, on s'apprend des morceaux mutuellement, on s'amuse, c'est extra et c'est comme ça que je le conçois.

Pour continuer à progresser, je me suis lancée maints et maints défis successifs dont je ne vais pas dresser la liste ici, juste pour dire que j'avais besoin de ça pour me motiver parce que j'avais déjà atteint mon but principal : partager la musique et que pour ça, je n'avais pas besoin d'apprendre plus. Finalement, j'ai relevé certains défis complètement, d'autres seulement à moitié, mais ils ont tenu leurs promesses respectives, ils ont contribué à me faire garder le violon à portée de main, plus ou moins régulièrement.

Je ne sais pas si tous les adultes autodidactes se sont retrouvés à un moment ou un autre dans la même situation que moi, mais je sais qu'il y en a, c'est pour eux que j'écris aujourd'hui :).

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Après avoir vécu cette sorte de passion dévorante (et pas que dans le sens positif du terme), le violon est devenu au fil des ans et d'une vie personnelle qui me demandait beaucoup d'attention un loisir auquel je ne consacrais pas plus de temps qu'un autre, voire même moins. Pour autant, je ne l'ai pas laissé tomber, non, je ne le voulais pas, j'ai juste pris de la distance. Je n'apprenais plus, je me contentais juste de maintenir un minimum d'acquis pour pouvoir continuer à partager de temps en temps.

 

Et j'ai bien fait.

 

Car aujourd'hui, il se passe quelque chose de tout à fait spécial. Une sensation que je n'avais pas connue depuis longtemps, depuis cinq ans environ pour tout dire. J'ai redécouvert l'envie et le plaisir d'apprendre le violon, seule, dans mon coin, sans personne pour me guider, m'écouter, me conseiller, me booster, ni aucune envie d'être accompagnée ou de partager ça.

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J'ai commencé par jouer les derniers morceaux de la dernière méthode classique que j'ai travaillée il y a 2 ans et demi (Suzuki volume 3) et là, surprise, non seulement je n'ai rien oublié, mais j'ai même la sensation d'avoir progressé. Curieux. Alors que je pensais devoir réviser et repartir en arrière, mon petit doigt (mais pas le 4ème, lol) me dit plutôt de continuer à avancer. Et je ressens une sorte de sérénité, de confiance, de zen attitude qui me replace dans mon insouciance de débutante avant la tempête qui a suivi. Sauf que cette fois, tempête il n'y aura pas ;)

Du coup, c'est un réel bonheur tranquille que je vous partage aujourd'hui. Oui, c'est tout à fait possible de revenir à un état d'esprit de débutant au violon, de retrouver l'étincelle qui fait qu'on se remet à apprendre de la même manière, avec la même envie, à une différence près, la peur n'est plus là, celle de mal faire, de se tromper, de casser quelque chose, de déplaire, d'être une cible facile.

Retrouver le plaisir de continuer à apprendre et uniquement ça.

 

Je re-commence à apprendre le violon.

Le chemin continue.

 

Je pourrai donc continuer à vous partager mes découvertes au fur et à mesure de ma progression :). Je suis repartie avec la méthode Suzuki volume 4 et attends de recevoir la méthode d'Eta Cohen, grades 3 et 4 pour compléter.

Dans le même temps, j'attends aussi les répertoires des grades 3 et 4 du Trinity College London et ABRSM et un ou deux ouvrages liés. Je vais tester tout ça à mon rythme et vous dirai ce que j'en pense.

 

A bientôt !

 

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24 décembre 2015

Le bonheur avec le violon, c'est simple comme...

Le bonheur avec mon violon rime avec liberté.

Liberté de penser qu'il y a pas de bonne et de mauvaise musique, à écouter et à pratiquer, de choisir ce qui me fait envie, ici, maintenant et de le jouer.

Liberté de prendre mon instrument ou pas, d'en jouer quand j'en ai envie, sans me forcer de peur d'oublier ce que j'ai appris.

Liberté d'oser, d'essayer des traits d'archet à ma portée et aussi (surtout ?) tous les autres.

Et finalement, liberté de m'amuser, de beaucoup rire et de sauter de joie entre les morceaux quand ils m'embarquent dans un univers parallèle et me font voyager. 

 

Quelques accompagnateurs de liberté :

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